Interview : Stay Gone

C’est de cette chanson et d’une passion commune que naît le projet Stay Gone. Originaires de Lille, les 5 membres expriment aujourd’hui leurs influences musicales, telles que le metalcore, pop/punk et punk/rock, et font émerger encore un peu plus cette musique en France. Armés d’un titre aux sonorités punk, intitulé Driftwood, le groupe prévoit la sortie imminente de son premier EP, Eyes Get Dimmer.
Interview avec un groupe qui n’a pas fini de faire parler de lui.

Line up : 
Max – chanteur | Tom – guitariste | Yoann – guitariste | David – batteur | Jeremy – bassiste

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
On est tous plus ou moins amis de longue date. On fait partie de la scène musicale du nord depuis un moment et Stay Gone est en fait l’aboutissement de plusieurs autres projets (Northlake pour Tom et Max, Wind’s Last Blow pour Dav et Yo et S.O.E pour Jeremy). On s’est tous rencontré par rapport à ces projets.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire de la musique ?
Tout et rien, on était tenté par la poterie aussi, mais l’un dans l’autre, on a préféré faire de la musique. C’est juste une passion commune, on aime la musique. Tout simplement.

Comment l’idée de fonder un groupe vous est-elle venue ?
On a appris pas mal au cours des années et acquis une certaine connaissance de la scène pop punk et alternative. Aujourd’hui je pense qu’on est tous plus ou moins mûrs pour faire quelque chose de concret. En gros, Stay Gone c’est l’aboutissement de 5 ans de divers projets/expériences dans la musique.

Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?
Ça vient des Get Up Kids ! Un vieux groupe Indie qu’on aime beaucoup !

Qu’est-ce qui vous inspire le plus ?
La vie de tous les jours, il n’y a pas vraiment de ligne directrice. On compose d’abord l’instru’ et Max pose ensuite un texte qui colle avec l’univers que dégage la chanson. On a néanmoins des thèmes récurrents qui sont propres aux genres, et desquels on a parfois du mal à se détacher : les relations avec les autres, les amis, la difficulté d’être coincé dans une vie parfois un peu morne, etc.

Vous êtes sur le point de sortir votre premier EP…
On attend de vous dévoiler tout ça avec grande impatience ! On a vraiment travaillé (et on travaille toujours dur) pour essayer de proposer quelque chose de solide et réussir à aller quelque part avec Eyes Get Dimmer. C’est notre premier EP alors forcément on essaye de faire les choses bien, il va réellement lancer la machine !

Avez-vous suivi une ligne de conduite spéciale pour l’enregistrement ?
Pas spécifiquement, on est pas très formel dans notre manière de travailler. On fait ça au feeling, l’authenticité est le maître mot pour nous. C’est pour ça qu’on joue quelque chose d’assez brut, dans son jus. On est pareil dans notre manière de fonctionner ensemble, brut et sans prises de tête.

Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous, peu de temps avant sa sortie ?
Un peu stressé. On a encore beaucoup de travail et l’enregistrement avance pas à pas. Mais ça va le faire, on travaille mieux sous pression en fait…

Avez-vous des concerts prévus en France pour le défendre ?
Pour l’instant on a surtout des dates prévues avant sa sortie, on jouera au Midland avec Blitz Kids (UK) et We Fall As One (Paris) le 24 Juillet à Lille et on sera à l’affiche du I’m So Stoked Festival le 9 Août prochain. On est aussi susceptible de jouer sur la tournée Européenne de Boston Manor, Landmarks (FR) et Melrose (UK) le 10 juillet… À confirmer.

Avez-vous une ou plusieurs anecdotes de studio à me raconter ?
On s’est fait voler nos Kit Kat par l’un de nos producteurs et on l’a hyper mal pris ! Plus sérieusement on en a une sympa… On était sur la route du studio en mai dernier, guidés par un formidable GPS iPhone (parce que notre studio est perdu en pleine campagne). Pour résumer les choses assez brièvement, le GPS nous a emmenés dans un champ, où on a roulé pendant un quart d’heure avant d’arriver en lisière de forêt, là, la route (large comme ma voiture), était bloquée par un arbre effondré. On a dû faire demi-tour en manquant de s’embourber 30 fois, et se retaper toute la route dans l’autre sens. Résultat, le GPS a dit n’importe quoi, puisque passer par ce champ constituait de base un détour. On est arrivés 30 minutes en retard, la voiture couverte de boue de bas en haut, stressés comme des mulets.

Photo : Stay Gone

Que pensez-vous de l’industrie musicale d’aujourd’hui ?
Dangereusement inquiétante en France, et super porteuse en Europe et dans le monde. Il n’est pas question ici de l’industrie musicale dans sa globalité mais de notre milieu plus spécifiquement. Le pop punk n’a malheureusement pas ou peu de place en France. Nos groupes, pour réussir, doivent s’exporter et c’est très dur. Pour preuve, un seul groupe a su le faire, Chunk, no Captain Chunk !

Si vous aviez le pouvoir d’y changer quelque chose, le feriez-vous ? Si oui, quoi ?
Un peu qu’on le ferait. Le simple fait que les labels américains qui portent ce genre (Fearless, Hopeless, Pure Noise, Adelyn…) décident de s’implanter en France pourrait aider à faire évoluer les mentalités. Et nous donner une place sur le marché français.

Y a-t-il un disque et/ou un artiste qui ait changé votre vie ?
Dans le genre, la base de la base, ça reste Blink-182, Take off your Pants and Jacket, on a tous grandi avec ça. Après, on a tous des goûts différents, on est fans de groupe comme The Story So Far, Brand New, Seahaven, The Wonder Years, plus récemment Neck Deep. On aime aussi le hardcore, le rap old school, etc… Chaque album, chaque chanson change un peu ta vie à partir du moment où ça te touche.

Avez-vous déjà pleuré et/ou ressenti quelque chose de fort lors d’un concert ?
On pleure pas, on est des bonhommes ! Des émotions fortes oui, j’ai (Max) un souvenir impérissable du concert de U2 au Stade de France, que j’ai vu il y a plusieurs années déjà. Plusieurs dizaines de milliers de personnes qui chantent la même chose au même moment, c’est un moment fort.

Si vous pouviez collaborer avec un artiste de votre choix sur un morceau, qui choisiriez-vous ?
Je pense qu’on aimerait vraiment bosser avec Neck Deep, un groupe aux influences punk très présentes, qui a réussi à s’imposer rapidement sur la scène internationale. Ça force le respect !

What’s next ?
Déjà la sortie de l’EP cet l’été, ensuite on va jouer beaucoup de concerts pendant l’année et on essayera de partir en tournée début 2015.

Lire la chronique de l’EP Eyes Get Dimmer

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