Interview : Schemata Theory

Schemata Theory

« Schemata Theory ». Se rapporte aux idées mentales abstraites. Le cerveau organise ensuite systématiquement ces pensées qui servent de cadre pour l’information et la gestion des comportements.
Schemata Theory, c’est aussi un groupe de metal, composé de 5 membres : Luke et Myles au chant, Huw et Maz à la guitare et Josh à la batterie. Carl, le bassiste, a récemment quitté le groupe. Originaire de Reading, la bande a à son actif un premier album, Dry Lung Rhetoric, et un EP, sorti récemment, intitulé Words not Heard, Read or Seen.

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Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Huw (guitariste) :
Carl et moi nous sommes rencontrés lorsque j’ai rejoint Down Within, en 2005. A cette époque, j’étais déjà ami avec quelques autres membres, à l’école. Au fil des années, il y a eu beaucoup de changements de line-up mais la composition finale de Down Within a inclus Maz et Myles.

Avant d’entrer en studio, nous savions que c’est un tout nouveau groupe qui sortirait l’album. Une fois que les parties instrumentales de Dry Lung Rhetoric ont été enregistrées, on a recruté Luke, que je connaissais par l’école. Josh a été le dernier membre à nous rejoindre. Nous l’avons trouvé sur Internet !

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire de la musique ?
Huw :
Depuis que je suis jeune, mes parents sont toujours en train d’écouter de la musique. Je me souviens que je choisissais les vinyles à écouter lors des repas. J’ai commencé à jouer du clavier en primaire. Les choses ont vraiment progressé à partir de là. Au collège, j’écoutais des trucs plus « heavy », puis j’ai décidé de commencer la guitare à 14 ans.

Avez-vous eu un déclic qui vous a fait ressentir que vous ne feriez rien d’autre que cela ?
Huw :
Je ne m’en souviens pas. Je pense que c’est juste quelque chose à quoi je me suis intéressé, et m’intéresserai toujours ! Une fois que l’on a pu avoir le groupe au complet (Josh à la batterie, Myles et Luke au chant), on a senti que chaque membre était à sa place. Notre manière de jouer en live a atteint un autre niveau, principalement grâce à Josh.

Selon vous, qu’est-ce qui vous distingue des autres groupes ?
Huw :
Je pense qu’on est un groupe éclectique, du moins, on en donne l’impression. Mais en fin de compte, chacun a une fonctionnalité propre en son sein. Chacun a son « job » et l’exerce au meilleur de ses capacités. On essaye juste d’être aussi professionnel que possible avec tout ce que l’on fait.

Selon vos influences, avez-vous une manière spéciale d’écrire, de composer et d’enregistrer vos chansons ?
Huw :
Nous avons une manière « spéciale » qui tend à ce que ce soit Carl qui écrive la musique. Ensuite, Myles et Luke travaillent les voix, les rythmes et les mélodies, que Myles fait concorder avec les paroles. Le reste d’entre nous apprend ses parties respectives. Parfois, nous alternons et adaptons ces parties. Nous enregistrons d’abord les voix par-dessus les pistes de guitares sur GuitarPro, pour avoir quelques demos pour le studio.

Pourquoi avoir choisi ce nom pour votre groupe ?
Huw :
Nous voulions trouver un nom que personne ne serait capable d’épeler…

La vraie raison, c’est que nous aimons l’idée derrière ce nom : c’est quelque chose que Myles (diplômé de psychologie) nous a expliqué. « Schemata Theory » est une théorie qui se rapporte aux idées mentales abstraites. Le cerveau organise ensuite systématiquement ces informations qui servent de cadre pour l’information et la gestion des comportements.

Comment est-ce, de faire de la musique à Reading, dans le Berkshire ?
Huw :
Reading était un lieu sympa pour faire de la musique. Quand on était à l’école, on allait dans des salles locales voir des groupes ou on jouait sur scène avec eux. On a pu faire des concerts avec Sylosis, Exit Ten, Malefice et Viatrophy. On répète actuellement dans un studio dont le propriétaire est Jay de Tesseract, alors c’est comme si l’on sortait d’une zone ayant produit une grosse sélection de groupes « heavy » !

Je suis sûr que de nos jours, et de partout, les salles locales galèrent, et beaucoup d’entre elles, dans lesquelles nous avions l’habitude de jouer, n’existent plus. En revanche, Reading reste un lieu super pour faire de la musique.

Exit TenEcouter Remember The Day d’Exit Ten

viatrophyEcouter l’album éponyme de Viatrophy

Comment les gens là-bas réagissent à votre musique ?
Huw :
Je pense que les réactions envers notre musique ont été bonnes dans l’ensemble. On a eu de très bons retours, mais nous n’avons encore jamais reçu de critiques accablantes. Bien sûr, nous ne sommes pas au goût de tout le monde, mais la majorité du public qui vient nous voir semble réagir positivement.

Dry Lung Rhetoric est bourré d’influences metal différentes…
Comment avez-vous réussi à placer toutes ces influences dans un seul et même album ?
Carl (ex-bassiste) : En toute honnêteté, cela est vraiment arrivé par hasard. La musique de chaque chanson a été composée sur une période assez longue, et lorsque nous nous sommes sentis prêts à faire un album, nous avons ajouté de vieilles chansons à des nouvelles. Le résultat, c’est que quelques morceaux, comme A Complex Slate, ont en fait été écrits en 2007, alors que Shedding Skin a été le dernier à avoir été composé pour ce disque, quelques mois avant que nous entrions en studio en août 2011.

Pendant toutes ces années, mes influences ont évolué, tout comme ma connaissance musicale et la manière dont j’écris notre musique. On n’essayait pas d’inclure autant de styles que l’on pouvait, on a juste vu la tournure que tout cela a pris au final ! Je pense que ce qui nous a aidé à tout rassembler est que toutes les parties vocales ont été enregistrées en 2012, pas longtemps avant que l’album ne sorte. Même avec de la musique écrite en plus de 8 ans, les voix avaient une sonorité moderne, pertinente. Cela a vraiment donné ce son cohérent à cet album.

Cela a-t-il pris plus de temps que prévu ?
Carl :
Beaucoup plus longtemps, oui ! On a enregistré toute la musique en 3 mois, par intermittence pour la plus grande partie. Il y a ensuite eu une année de vide entre le début du projet et l’enregistrement des voix, à cause des auditions pour trouver des chanteurs, l’écriture des paroles et des parties voix avant de terminer le projet.

Ce n’était pas l’idéal de travailler à ce moment-là mais nous y étions obligés car le studio était réservé. Au début, nous étions censés enregistrer sous un autre nom, avec un chanteur différent, mais il ne s’est pas passé beaucoup de temps avant qu’entrer en studio soit notre seule option.

Avez-vous suivi une ligne de conduite pour enregistrer cet album ?
Carl :
Pas vraiment, ça a vraiment été un projet décousu. C’était une affaire de tous les jours pour enregistrer ce que l’on pouvait et s’occuper du reste plus tard. C’était assez stressant, nous sommes ravis que cela soit terminé maintenant. Au moins, nous sommes satisfaits du résultat final !

Votre nouvel EP Words Not Heard, Read or Seen est sorti en juin…
Comment s’est déroulé l’enregistrement ? Combien de temps cela a pris ? Où l’avez-vous enregistré ?
Carl :
Il a été considérablement plus facile que pour celui de Dry Lung Rhetoric ! Nous l’avons enregistré au même endroit que l’album, au
Stakeout Studios. Nous travaillons avec Jason Wilson (le producteur) depuis un moment maintenant, et nous avons une bonne relation professionnelle avec le studio. Nous avons réussi à nous en tenir au calendrier original de 12 jours, le mixage nous a pris un peu plus de temps, mais comparé à la dernière session d’enregistrement, prendre un jour de plus pour terminer n’a pas vraiment été un problème !

Avez-vous remarqué des différences entre les deux enregistrements ?
Carl :
Il y a eu plusieurs différences qui ont fait en sorte que cette dernière méthode d’enregistrement est beaucoup plus simple que la première. Pour commencer, le groupe au complet est entré en studio ! La dernière fois, Josh n’était pas à la batterie ; ce que vous entendez sur Dry Lung Rhetoric est un mixage de Myles aux fûts et des parties programmées, ce qui a été une tâche difficile. Cette fois, les deux chanteurs étaient présents dès le début. Lorsque nous avons commencé le projet DLR, c’était en tant que groupe instrumental, et nous avons ajouté les parties vocales qu’un an plus tard.

Luke ne faisait pas partie du groupe lorsqu’on a commencé, et Myles était originellement à la batterie, alors venir cette fois en tant que groupe bien préparé a été une expérience plus sympathique !

Avez-vous suivi une ligne de conduite pour cet enregistrement ?
Huw :
La méthode de travail en studio pour cet EP était un peu différente pour nous. C’est la première fois que nous ne passions pas par le combo batterie/basse/guitare/voix/mixage. Une fois que les parties batterie et basse étaient terminées, nous changions pour les guitares et les voix. Avec deux chanteurs et plein de parties guitare, il y avait beaucoup plus d’opportunités d’échanger nos rôles. Nous l’avons fait pour deux raisons : premièrement, cela évitait que Myles et Luke ne s’abîment la voix en enregistrant à fond pendant des jours. Deuxièmement, nous pouvions utiliser efficacement le peu de temps qu’il nous restait sur une journée. S’il reste 30 minutes de temps quotidien, il n’y a aucun intérêt à charger une nouvelle chanson pour enregistrer plus de voix, mais je pouvais utiliser une guitare et improviser pour passer le temps.

Comment vous sentez-vous par rapport à cet EP ?
Luke :
Je suis très excité à l’idée de voir cet EP sortir. A mes yeux, il montre que nous sommes capables d’aller de l’avant. Je vois ça comme une déclaration d’intention de montrer ce que l’on a en réserve, à l’égard de futurs albums. Nous venons tous de loin musicalement parlant, il s’est passé très peu de temps depuis la sortie de notre premier album. Je pense que cet EP le prouve bien.

Prévoyez-vous d’élargir votre prochaine tournée à d’autres pays ?
Luke :
Il n’y a pas de plans concrets pour le moment, mais c’est vraiment quelque chose que nous cherchons à faire. Nous aimerions élargir notre tournée, dans d’autres pays que le Royaume-Uni. Je me souviens d’une salle géniale appelée
The Cave. Carl et moi sommes allés à Amsterdam il y a quelques années, cela pourrait être parfait. A ce stade, nous en sommes à peser les opportunités quand elles se présentent, et faire en sorte d’en tirer le meilleur.

Habituellement, où puisez-vous votre inspiration pour écrire et composer vos chansons ?
Carl :
C’est une question plutôt difficile à laquelle répondre ! Avant, j’essayais d’imiter consciemment ou inconsciemment les autres groupes, même des chansons. En mêlant cela à une touche personnelle, je donnais vie à quelque chose qui sonnait un peu différent. Cependant, aujourd’hui, je dirais que j’ai trouvé mon propre style, plutôt que jouer le genre que l’on entend sur DLR. Quelques sons de l’EP ont été créés pendant l’enregistrement de l’album, ce qui pourrait ne pas être indicatif des plus récents sur lesquels j’ai travaillé. Mais je dirais que les idées que j’ai pour le prochain disque vont encore plus clairement définir notre son.

Avez-vous quelques anecdotes de studio ou de tournée à me raconter ?
Luke :
J’ai une vidéo géniale, filmée de mon téléphone, quand nous étions en train d’enregistrer les voix pour Dry Lung Rhetoric. Pour que cette histoire ait un sens, je dois préciser que les studios étaient situés sur une petite île. Alors que j’enregistrais ma voix, Carl et Huw ont décidé qu’ils n’étaient pas utiles sur le moment et sont allés ramer d’en bas de la rivière jusqu’au pub. Je finis mes parties voix à temps pour les filmer essayer, puis échouer et presque chavirer. Lorsque Carl décide de prendre la tête de cette petite barque. Cependant, nous passions le plus clair de notre temps en studio, soit à enregistrer, soit à jouer à Mario Kart, avec un barbecue de célébration pour la bonne fortune.

Que pensez-vous de l’industrie musicale d’aujourd’hui ?
Huw : L’industrie musicale d’aujourd’hui est un endroit plein de défis ! Elle a changé plus vite que les gens ont réagi, et ceux travaillant dans ce milieu ont souffert à cause de cela. Le téléchargement illégal et le « streaming » sont des manières dont on écoute de la musique maintenant, les gens doivent accepter cela et s’adapter. Personne en dehors du Top 40 ne va se faire de l’argent en vendant la musique actuelle. Les groupes et les labels doivent s’adapter pour survivre !

Personnellement, je suis fatigué d’entendre les gens se plaindre à propos de cela et ne pas accorder leur modèle économique. Bien sûr, c’est nul que l’on ne puisse plus compter sur la vente de disques, mais le monde est un endroit différent de ce qu’il était il y a dix ans.

Si vous pouviez y changer quelque chose, le feriez-vous ? Si oui, quoi ?
Huw :
C’aurait été bien de faire cela il y a 20/30 ans, lorsque tu pouvais vendre ta musique, mais à l’époque, ce n’était pas aussi accessible que maintenant, il n’y avait donc aucune garantie à ce que l’on soit dans un groupe ! Ce serait bien aussi si les entreprises comme Spotify payaient des royalties équitables aux produits qu’ils distribuent. Le « streaming » est sans aucun doute le futur du divertissement de l’industrie musicale, cinématographique, etc. Les organismes de réglementation ont juste besoin de s’assurer que les parties créatrices sont justement rémunérées.

Y a-t-il un artiste et/ou un album qui ait changé vos vies ?
Luke :
Pour moi, l’album qui a changé ma vie est 2112 de Rush. Mon père est un grand fan de Rush, j’ai toujours été entouré par leur musique, j’ai grandi avec, mais c’est le premier de leurs albums que j’ai vraiment écouté. A l’époque, j’écoutais le même Nu-metal que nous écoutions tous au début des années 2000 : Hybrid Theory de Linkin Park et Issues de Korn étaient les deux albums concurrents pour être les plus joués dans mon Walkman. 2112 était tellement différent de ce que j’avais pu écouter, cet album a ouvert une porte à un genre duquel je tomberais amoureux plus tard, appelé Prog Rock. Ecouter ce disque a été l’une des premières fois où j’ai su que je passerais ma vie à faire de la musique. J’y reviens à chaque fois que je manque d’inspiration en vue d’écrire des mélodies, et il me rappelle pourquoi je suis tombé amoureux de la musique en premier lieu.

2112 rush album► Ecouter 2112 de Rush

Qu’est-ce qui vous inspire le plus ?
Luke :
Assez étrangement, en tant que chanteur qui écrit les mélodies plus que les paroles, je tire la majorité de mon inspiration de la littérature. Quand je suis à court d’inspiration, j’aime écouter un vieux vinyle de King Crimson et écrire. Ce que j’écris n’est pas vraiment important, parfois c’est de la poésie, des petites histoires, mais cela fait s’écouler mon jus créatif, pour ainsi dire. Je trouve que je suis souvent inspiré à des moments inopportuns. Il y a eu beaucoup de moments où j’ai été en salle de sport, musique dans les oreilles, et pendant lesquels un flash d’inspiration m’est venu.

Avez-vous déjà ressenti quelque chose d’émotionnellement fort pendant un concert ?
Luke :
Personnellement, je pense que tous les meilleurs concerts sont émouvants, ils ont un certain cru d’énergie qui est très bouleversant. J’aime utiliser des shows pour digérer mes problèmes émotionnels. Quand tu donnes absolument tout dans une performance, c’est une délivrance, cela te permet de te lâcher sur scène et cela donne en général un super concert.

Quel(s) artiste(s) voudriez-vous voir en live ?
Luke :
J’adorerais voir
Killswitch Engage, maintenant que Jesse est revenu dans le groupe. Je les ai vus pas mal de fois mais toutes pendant la période Howard. Je suis vraiment impressionné par la manière dont Jesse place sa voix à un autre niveau sur leur nouvel album et j’aimerais voir comment cela transparaît en concert. Je pense que l’un des meilleurs concerts auquel j’ai assisté était KSE (Killswitch Engage) au Mean Fiddler à Londres (ma salle de concert préférée avant qu’elle ne ferme pour laisser la place à une ligne ferroviaire), il y a quelques années. Ils avaient tellement d’énergie, c’en était irréel. Quand je pense à la façon dont je veux que nos concerts rendent, je tire beaucoup de leurs performances.

Si vous pouviez collaborer avec un artiste, qui choisiriez-vous ?

Luke : J’aimerais collaborer avec les gars de Protest The Hero. Kezia est facilement l’un de mes dix albums préférés de tous les temps. Ils font de la musique tellement intéressante et Rody Walker a une voix phénoménale. J’aimerais avoir la chance de connaître leur façon de travailler et être de la partie pour leur prochain album. Je pense vraiment travailler avec eux, et surtout Rody pourrait m’aider à faire évoluer ma voix à un autre niveau.

kezia protest the hero album► Ecouter Kezia de Protest The Hero

What’s next ?
Luke :
Nous avons quelques choses très excitantes dans un futur proche, mais rien de concret que je puisse dévoiler. Ce que je peux dire, c’est que nous travaillons sur notre deuxième album et que nous allons partir en tournée à travers le Royaume-Uni et, nous l’espérons, au-delà.

Schemata Theory

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« Schemata Theory ». Related to abstract mental ideas. The brain systematically organizes these thoughts which provide a frame for the information and behavior management.
Schemata Theory is also a five-piece metal band : the vocalists Luke and Myles, the guitarists Huw and Maz and the drummer Josh. From Reading, Berskshire, the band has already released one debut intitled Dry Lung Rhetoric and a freshly released EP, Words not Heard, Read or Seen.

How did you guys meet ?
Huw (guitarist) :
Carl and I met when I joined what was then Down Within back in 2005. At the time I was already friends with a couple of other members from school. Over the years many line up changes happened but the final Down Within line up then also included Maz and Myles. Before going into the studio we knew the album would be released as a new band. Once we had recorded Dry Lung Rhetoric (instrumentally) we recruited Luke who I knew from school and the others also knew. Josh was the final addition, we found him on the Internet !

What prompted you to start music ?
Huw :
From when I was young my parents always had music on all the time and I remember choosing LPs to put on when we had meals. I started playing music in primary school (keyboard) and things progressed from there really. Once in secondary school I started listening to heavier music and decided to pick up a guitar when I was 14.

Was there a click telling you’ll make music ?
Huw :
I don’t remember one ! I think it’s just something I’ve always been interested in and will always do ! As for us together once we had the reshuffle to have Josh on drums and Myles/Luke up front it felt like we had everyone in the right place. Instantly (mostly helped by Josh) our live playing jumped to a new level.

According to you, what distinguishes you from the other bands ?
Huw :
I think we are a fairly eclectic bunch and that comes across, but ultimately we have a fairly organized functionality to the band. Everyone has their jobs and they do them to the best of their ability, we just try to be as professional as possible with everything we do.

According to your influences, do you have a special way to write, compose and record your songs ?
Huw :
Our « special » way tends to be that Carl writes the music ; then Myles and Luke work to add vocals rhythms/melodies, which Myles then fits lyrics to. The rest of us learn our bits and sometimes we might alter and adapt parts as we do so. Recording wise we tend record vocals over Guitar Pro guitars so that we have some demos/guide tracks for the studio.

guitar pro screenshot

Why did you choose this name for your band ?
Huw :
We really wanted to find a name that nobody would be able to spell…

The real reason is we quite liked the idea behind it ; it’s something Myles (our resident psychology grad) explained to us. Schemata theory is the theory of a mental structure of preconceived ideas/perceptions/information. The brain organises information systematically to alleviate the need for complex thought when something has been experienced previously.

How is it to make music in Reading, Berkshire ?
Huw :
Reading has been a good place to make music. When we were in school the bands we went to see, or played with, at the local venues were bands like Sylosis, Exit Ten, Malefice and Viatrophy. We currently practice in a studio owned by Jay from Tesseract so it feels like we come from an area which has produced a strong selection of heavy bands ! As I’m sure is the case everywhere these days the local venues are struggling and many that we used to play at are no longer there, however Reading does remain a good place to make music.

sylosis► Ecouter Monolith de Sylosis

entities malefice album► Ecouter Entities de Malefice

How do people there react to your music ?
Huw :
I think we feel that overall the reaction to our music has been good ! We had a few very fair reviews amongst some very good ones but we haven’t had any damning ones yet ! Of course we are not everyone’s cup of tea the majority who come across us seem to react positively.

Dry Lung Rhetoric is full of different metal genres…
How did you guys succeed to put all of these influences into one record ?
Carl (ex-bassist) :
In all honesty it really happened by accident, the music for all the tracks were composed over quite a long period of time, and when we were ready to think about putting an album together we had some songs much older than others that we put together for it. The result is that some songs such as
A Complex Slate were actually written back in 2007, whereas Shedding Skin was the last song to be written for the album only a couple of months before we went into the studio in August 2011. In the time during all these years my influences themselves changed, as did my musical knowledge and the way I wrote music. It definitely wasn’t a case of trying to include as many different styles as we could, it’s simply the way it worked out in the end ! I think the thing that helped piece it all together is that all of the vocals were written in 2012 not long before the album came out, so even with music written over a span of 8 years or so, the vocals all managed to sound modern and relevant, and definitely helped in making the album sound like a coherent piece of work.

Did it take longer than planned ?
Carl :
Quite a lot longer ! We recorded all of the music over 3 months or so, on and off for most of it. There was then a year gap from when we started it to when we came back and recorded the vocals due to having to audition vocalists then actually write the lyrics and vocal parts before we finished the whole process. Wasn’t the most ideal way to record but we had to make the most of the studio time we already had booked. Initially we were due to record under a different band name with a different vocalist but it fell apart not long before we were due to enter the studio so was really our only option.

Did you follow some course of action to record it ?
Carl :
Not really, it was a very disjointed process, it was a case of every day in the studio to just record what we can and figure out the rest later. It was quite a stressful process so glad it’s all over now, but at least we can be satisfied with the end product !

Your EP Words not Heard, Read or Seen was released last June…
How did the recording go ? How long did it take ? Where did you record it ?
Carl :
Significantly easier than for DLR ! We recorded in the same place we recorded the album, and have done with previous bands for many years now at
Stakeout Studios. We’ve worked with Jason Wilson (the producer) for a long time now and have a good working relationship with the studio. We just about managed to stick to our original schedule of 12 days, took a little bit more time to finish the mixing, but when compared to the last recording session spending an extra day really wasn’t an issue !

Did you notice some differences between this EP being recorded and Dry Lung Rhetoric ?
Carl :
There were several differences making this recording process a lot easier than last time. For a start we went into the studio with a full line up ! Last time we didn’t have Josh on drums, what you hear on Dry Lung Rhetoric is a mix of Myles playing drums and programmed parts which was a huge task, where as Josh nailed his parts within a few hours. Also this time round we had both vocalists in the studio from the start. When we started DLR we went in as an instrumental band and didn’t add the vocals till a year later. Luke wasn’t in the band when we started and Myles was originally on drums, so going into the studio this time as a fully prepared band was a much nicer experience !

Dry Lung Rhetoric Schemata Theory

Did you follow some course of action to record it ?
Huw :
The studio recording of this EP was a bit different for us. It’s the first time we didn’t just do Drums – Bass – Guitar – Vocals – Mix, once the drums and bass were both done we switched around a bit with guitars and vocals. With 2 vocalists and many guitar parts there was plenty of opportunity to swap around. We did it for two reasons, firstly it meant Myles and Luke didn’t blow out their voices recording solidly for days on end and secondly as it meant we could use the little bits of time in the studio before the end of the day etc effectively. If 30 mins of the day left, there is no point loading up a new song to record more vocals but I could jump in with guitar and get one of the small bits down.

How do you feel about the releasing of this EP ?
Luke :
I’m really excited about the EP. For me it shows what we are capable of moving forward. I’m looking at it as a statement of intent, showing how much we still have in the tank in regards to future records. We have all come such a long way musically in such a short space of time since we released our debut, I think this EP shows that really well.

Do you plan to widen your next tour to other countries ?
Luke :
There are no firm plans at the moment but it is definitely something we are looking into. We would love to widen our next tour to countries outside of UK. I remember a great little venue called The Cave. Me and Carl came across in Amsterdam a few years ago for instance that would be perfect. At this stage it is just about weighing up the opportunities when they come along and making sure we make the best of them.

Where do you usually find the inspiration to write and compose your songs ?
Carl :
Quite a hard question to answer really ! I definitely found earlier on when I wrote that I would either consciously or unconsciously try to emulate other bands or even specific songs, mixed in with a bit of my own take on it and I would be able to come up with something sounding a bit different. These days though I would say I’ve found my own style, rather than doing the genre hopping found on DLR. Some of the music from the EP was kicking around during the days we recorded the album, so might not be as indicative of newer material I have been working on, but I would say that the ideas I have for the next album are going to be able to define our sound much more clearly than anything we have put out so far !

Do you have some little stories about your recording sessions or your life on tour to tell me ?
Luke :
I do have a brilliant video somewhere that I shot on my phone when we were recording vocals for Dry Lung Rhetoric. For this to make sense I must explain that the recording studios were situated on a little island. Whilst I was recording my vocals, Carl and Huw decide they are surplus to requirements and are going to row down the river to the pub. I finish my vocals in time to capture on video them trying, and failing to row in a straight line and almost capsizing. When Carl decides he’s going to be at the front of this tiny little row boat. Mainly though our time in the studio is spent either recording or playing Mario Kart, with the odd celebratory BBQ thrown in for good luck.

Words Not Heard, Read Or Seen schemata theory EP

What do you think about today’s music industry ?
Huw :
The music industry today is a challenging place to be ! The industry has changed much faster than people have been able to react and those working in it have suffered because of this. Illegal downloading and streaming is how music is listened to now people need to accept this and adapt accordingly. Nobody outside of the top 40 (and even that bubble can’t be far from bursting) is going to make money selling the actual music. Bands and labels need to adapt to survive !
I personally am tired of hearing people complaining about this and not adapting their business models. Sure, it sucks that we can’t rely on selling CDs anymore but the world is a different place to what it was 10 years ago !

If you could change anything, would you ? If yes, what ?
Huw :
It would be nice to do this 20/30 years ago when you could actually sell your music but back then it wasn’t as accessible as now so there would be no guarantees that we would even be in a band !

It would also be nice if companies like Spotify paid a fair royalty amount for the products they distribute. Streaming is without doubt the future of the entertainment industry music, film, gaming etc all included. The regulatory bodies just need to ensure that the parties actually creating the products are remunerated fairly.

Is there an artist and/or a record that changed your lives ?
Luke :
For me the album that changed my life was Rush’s
2112. My dad is a massive Rush fan so I’d always been surrounded by their music growing up but this was the first of their records I’d really sat down and listened to. At the time I was listening to the same Nu-Metal stuff we were all listening to in the early 2000’s, Linkin Park’s Hybrid Theory and Korn’s Issues being the two top contenders for most played on my Walkman. ‘2112’ was so different from what I had properly listened to before and it opened a door to a genre I would later fall in love with, namely Prog Rock. Listening to that album was the first time I knew for sure I wanted to spend my life making music. I still go back to it every time I’m lacking inspiration in regards to writing vocal melodies and it reminds of why I fell in love with music in the first place.

What inspires you most ?
Luke :
Oddly enough, as the vocalist that writes the melodies rather than the lyrics, I draw most of inspiration from literature. When I am short on inspiration I like to put on some old King Crimson vinyl and just write. What I’m writing isn’t really important, sometimes it’s poetry, sometimes it’s short stories but it gets my creative juices flowing, so to speak. I often find that I am inspired at the most inopportune moments as well. There has been many a time that I have been at the gym, music pumping in my ears, and a flash of inspiration has come to me.

Have you ever felt something emotionally strong at a show ?
Luke :
For me personally all the best shows are emotional, they have a certain raw energy that is very moving. I like to use live shows to work out any emotional issues that I have. When you throw absolutely everything into a performance it’s a great release, it allows you to leave it all on the stage, and it generally results in a great performance.

Which artist(s) would you like to see live ?
Luke :
Personally I’d love to see Killswitch Engage now that Jesse’s back. I’ve seen them a load of times but all during the Howard era. I was really impressed with how Jesse took his vocals to another level on their new record and would love to see how that translates to their live performance. I think one of the best shows I have ever been to was KSE at The Mean Fiddler in London (my favourite venue before they knocked it down to make way for a new train line) years ago. They just had so much energy it was unreal. When I think of how I want our live performance to be I take a lot from seeing them all those years ago.

Killswitch Engage live Instagram

If you could collaborate with one artist, who would you choose ?
Luke :
I’d love to collaborate with the guys from Protest The Hero. Kezia is easily one of my top ten albums of all time. They make such interesting music and Rody Walker has a phenomenal voice. I’d love to have the chance to see how they work and be part of their next record, I really think working them and Rody especially would help me take my vocals to the next level.

What’s next ?
Luke :
We have some very exciting opportunities in the near future, but nothing concrete that I can go too deep into. What I will say is work on album 2 is very much underway and we will be looking at getting out on tour more and playing in front of crowds throughout the UK and hopefully further.

studio schemata theoryPhoto prise par les membres du groupe en studio

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