Chronique : The Earl Grey – Odyssey

odyssey the earl grey album

L’album s’ouvre sur Beginners, avec un rythme à la guitare électrique, suivi de près par une batterie. D’entrée, The Earl Grey plante le décor avec un son proche de celui des You Me At SixC’est efficace, et les influences sont clairement exposées à nos oreilles ! Beginners ne dure pas plus de 2 minutes, mais introduit l’album on ne peut mieux !
Suit Far, un titre aux riffs énergiques, avec une mélodie travaillée, tout comme la voix d’Alexandre Ragon. Mention spéciale à cette « fausse fin », peu avant 2:20, sur laquelle le groupe fait durer avec un passage instrumental : guitare/basse/batterie, bien sûr, mais également des violons.
One Year and Another. L’introduction est planante, à la Angels & Airwaves. Un piano s’ajoute à la composition, puis le son devient plus clair, et plus brut à la fois, et The Earl Grey rappelle à ses fans et les auditeurs de ce disque quelles sont leurs racines. C’est une super chanson, et mon premier coup de coeur de cet album.

D’une manière générale, Odyssey marque un point capital dans la carrière de la bande : un second album plus abouti, mieux travaillé, tant au niveau des mélodies que vocal. En adoptant ce style musical, TEG prend une route empruntée tant de fois, mais à la différence de beaucoup de groupes, ils perdurent sur la scène française, et ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est les voir continuer le plus longtemps possible. Je me souviens les avoir écouté tout au long de mes années lycée, les avoir vu grandir, mûrir artistiquement, et c’est quelque chose de magnifique. Trop de groupes ont abandonné, mais je suis tellement heureuse de voir The Earl Grey être bien plus qu’un groupe de passage.

Par la suite vient Church of Noise, le premier extrait de l’album, dont le clip fût réalisé par Léo Pia, membre de feu Mary Has A Gun. J’adore ce morceau ! Je pense que si je devais choisir un seul titre représentatif de The Earl Grey, je prendrais celui-là. Une intensité rare, des mélodies riches, un chant prépondérant, une production nettement plus accomplie.
Il y a toujours un moment, lorsque j’écris une chronique et écoute l’album associé, pendant lequel j’imagine un ou plusieurs morceaux pendant un concert, en live. Et Sky is the Limit est cette chanson qui pourrait faire une grande différence pendant un concert de TEG. Je ne vous en dis pas plus, mais je vous conseille, et vous souhaite même, de l’écouter.
Plus hardcore que les précédentes chansons, The Unicorn montre de manière plus claire cette facette rock du groupe. C’est un autre coup de coeur, pour ma part !

Pour maintenir un certain suspense et ne pas dévoiler l’atmosphère de chaque chanson, je choisis de passer directement à Dreamers Never Die… Dès les premières notes, je sais que je vais adorer cette chanson : une intro rapide, menée par le trio habituel batterie/basse/guitare, rapidement rejointe par le chant. L’énergie utilisée sur ce morceau est parfaitement déployée, tout ce qu’il faut où il faut, comme dit l’expression ! C’est encore un coup de coeur, et je vous invite également à l’écouter et à apprécier !

Pour contraster avec l’ambiance de la dernière chanson, Firewall démarre comme une balade rock. Un morceau qui fonctionnerait parfaitement en débranché. À noter : de très jolis choeurs à la fin !
L’album se termine sur In the Night, titre développant la même force que ce que j’ai pu vous décrire sur les chansons d’Odyssey. Black is the White, l’ultime morceau, démarre doucement, en promettant cependant une conclusion en beauté ! D’une durée inférieure à 3 minutes, la chanson fait descendre la pression et l’énergie du disque en douceur.

Pour ce retour, après We Are Young en 2010, The Earl Grey a su combler les attentes de leurs fans (les miennes, oui, en tous cas). C’est un super album qui fera sans nul doute partie de ma Playlist de cet été. Je vous le recommande à 100 %, n’hésitez vraiment pas à vous intéresser à cet opus, ainsi qu’à The Earl Grey, car comme je l’ai dit plus haut, ce n’est pas qu’un simple groupe de rock français de passage. Ils font partie de la scène rock montante, mais depuis quelques années déjà, ce serait donc bête de rater le coche en continuant à ne pas les connaître (vous me suivez ?). Si vous êtes parisien, ou de passage à Paris, le 24 mai prochain, faites un tour par La Maroquinerie, le groupe y donnera un concert pour présenter son nouvel album. Sinon, achetez leur album et noyez votre peine dans l’Odyssey (c’était Madame Jeux de Mots !).

the earl grey groupe

À écouter si vous aimez : Stereotypical Working Class, The Dangerous Summer, Mayday Parade

► Ecouter Odyssey

Retrouvez l’interview de The Earl Grey

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