Chronique : Like Wires EP

lilikes wires EP artwork

Fondé en 2014 à Clermont-Ferrand, Like Wires se lance alors avec seulement trois membres : Antoine à la basse, Martin à la batterie, et Bounce à la guitare. Math, au chant/scream, les rejoint deux ans plus tard, alors que certaines des compositions sont déjà terminées.
Le premier EP éponyme sort le 15 septembre 2015. Composé de 6 titres, il est enregistré au studio La Senelle (Laval), par Amaury Sauvé (Birds In Row, More Dangerous Than a Thousand Rioters, Nine Eleven, etc.).
Dans une forte volonté de faire sonner cet EP de manière authentique et naturelle, les musiciens décident d’enregistrer leur musique en live, sans créer de grand fossé avec le son qui ressort lors de leurs concerts.

Effectivement, à travers ce premier jet, les clermontois veulent prouver leur sincérité avec une musique intense, proche de groupes tels que Pianos Become The Teeth, Defeater, mais également La Dispute… Entre punk hardcore et mélodique, le quatuor tient cependant à ne pas tomber dans le « too much ».

Garrot, d’une durée de 1:57, fait démarrer l’EP en douceur sur la première minute. La manière dont le chant est posé me fait clairement penser à La Dispute. Le rythme prend ensuite toute son énergie dans chaque instrument, et rend le rendu bien énergique comme j’aime. Avec cette intro, le groupe « illustre » la gifle que l’on s’apprête à prendre à l’écoute de ces six morceaux.

Le second titre, Blurry, ne nous dépayse pas par rapport au premier. Like Wires explore même plus son talent musical, non seulement grâce au chant, mais aussi grâce aux instruments : les sonorités punk hardcore sont on ne peut plus présentes. La voix de Math reste équilibrée, comme le fil rouge de ces 3 minutes et quelques secondes. Le pont vers le milieu de la chanson, comprenant une voix plus claire amène une autre facette. Avec Blurry, Like Wires marque un morceau très intéressant !

L’intro de Hierophants ressemble à celle de Garrot. Chacun des trois musiciens reprend sa place, tout comme Math, et tous nous offrent un moment fort, notamment de 0:33 jusqu’à 0:44. Ce court instant est vraiment intense et se répète ensuite, après la minute passée. C’est le genre de collaboration musicale que j’aime entendre dans un groupe, c’est comme un beau mariage. Les influences punk hardcore sont bel et bien là, tout comme le côté mélodique, qui ne quitte jamais l’EP, finalement.

D’une durée de 2:34, Convict démarre en trombe. Cette chanson me fait retomber dans l’univers des punk songs des années 90 et leur durée de 2 minutes et demi. Convict est sans nul doute l’un des morceaux les plus trempés, et c’est assez captivant d’entendre comment le groupe parvient, grâce à son scream, à ses guitares, basse et batterie énervées, à nous emmener dans leur univers. En si peu de temps, ce ne doit pas être si simple !

De même que la précédente chanson, Resurgence commence très fort. Le scream et les choeurs rendent la chanson bien plus soutenue qu’elle n’aurait pu l’être. Les dernières secondes de la chanson font qu’elle se place comme l’une de mes préférées de Like Wires.
Sans transition, ou en fondu, comme vous voulez, s’en suit Drapeau Blanc, sixième et dernier morceau de l’EP. La première minute est exclusivement instrumentale. Vers le milieu de la chanson, un moment rare, mais très bien mené, nous est offert avec un trio batterie / basse / chant.
C’est lorsque l’on se rapproche des 4 minutes que l’on pense entendre se terminer le morceau… sauf que ! La minute restante nous offre au premier abord un son plutôt désagréable, pour amener ensuite un très beau dernier moment entre le trio de musiciens.

Cet EP de Like Wires prouve pas mal de choses : Math n’a rien à envier à Jordan Dreyer (chanteur de La Dispute), tout comme les musiciens n’ont rien à envier à leurs pairs. C’est un très bon premier enregistrement, et j’irai même jusqu’à dire prometteur. Les sonorités du quatuor clermontois me fait penser à la musique de The Amsterdam Red-Light District par moments.  Écouté en mode répète, cet EP se termine par des kicks de batterie qui amènent à leur tour les premiers de Garrot.

N’hésitez surtout pas à jeter une oreille attentive à cet EP : fans de punk et de mélodies, vous ne vous y tromperez pas !

À écouter si vous aimez : The Amsterdam Red-Light District, La Dispute, Touché Amoré, The Hotelier

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