Chronique : White Note – Oppositional Defiant Disorder

white note oppositional defiant disorder album

Positionné entre Radiohead, Sigur Rós, et autre Jeff Buckley, White Note est un quintette parisien de post-pop. Le groupe était en interview sur One Standing en septembre dernier, interview que vous pouvez retrouver ici.
Côté discographie, White Note en est à son deuxième album, après avoir publié, en 2011, un premier enregistrement de 7 titres, Undo Me, puis un nouveau l’année suivante, AMITO (All Minds Involved Taken Off).

En septembre dernier, le groupe publie son deuxième effort, en autoproduction, intitulé Oppositionnal Defiant Disorder. Composé de dix titres, le groupe prend des libertés et fait part d’une évolution musicale assez impressionnante, en invitant un quatuor à cordes, un trio de vents, une chorale et une chanteuse australienne du nom de Phia. Le groupe possède une énergie assez rare dans ce style, mais tellement prenante !
Rien que sur Shima, la première piste, le quintette ne manque pas de marquer les esprits les plus sceptiques. Amito offre de jolis instants musicaux avec ses instants aériens axés sur les refrains. L’ambiance musicale se veut tantôt intrigante, voire inquiétante, tantôt intense sur des morceaux comme Nightmare & Hopes ou That’s All Folks. Sur ce dernier, une guitare accompagne une voix qui nous répète ces quelques mots : « The world is now over please close your eyes and die. » L’atmosphère de la chanson change ensuite en quelque chose de plus électrique et planant. L’un de mes morceaux préférés du disque !
L’introduction de Homeless Mind n’est pas sans rappeler de la musique classique. Sa conclusion est sublime : c’est comme une longue improvisation. Dans la même vague, des morceaux comme Plan B nous offrent des moments paisibles, tout en sonnant assez moderne, musicalement.
Sans vous en parler, je vous laisse écouter mon morceau préféré de l’album, Coma dont on pourrait penser qu’il a été écrit et composé par Bon Iver :

Pour continuer dans une atmosphère légère, volante, et positivement pesante, Note ressort très bien également. C’est une chanson très courte mais qui assure une très belle transition avec Odd Kid, le dernier morceau, guère plus long.

Ce qui fait que l’album de White Note est intéressant, c’est qu’il pourrait ressembler, si cela existait réellement, à un recueil de styles musicaux. Chaque morceau a sa propre sonorité, ce qui rend la découverte et les écoutes suivantes aussi surprenantes.
La force du groupe réside dans sa capacité à évoluer : tout au long de l’EP Undo Me, on attend cette petite étincelle qui nous fera dire : « Oui, c’est ce que j’attendais ! », et quelques années plus tard, les voilà entourés d’un orchestre quasi complet sur leur deuxième album. Un grand respect à eux pour le travail accompli en autoproduction. Ce n’est jamais simple pour personne de se lancer dans une telle aventure, on salue donc l’initiative !

À écouter si vous aimez : Bon Iver, Radical Face et Sigur Rós

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