Chronique : SubRosa – For This We Fought the Battle of Ages

subrosa for this we fought the battle of ages cover album 2016


J’ai découvert SubRosa avec la chanson Wound of the Warden, il y a quelques semaines de cela. Et quelle claque… Ce groupe regorge de tellement d’ambiances, d’influences et d’autres entités qu’il en serait source de débat que de les classer dans un seul genre musical. 
Composé de Rebecca Vernon au chant et à la guitare, de Sarah Pendleton et Kim Pack au chant et au violon, de Levi Hanna au chant et à la basse, et d’Andy Patterson à la batterie, SubRosa se différencie de ses collègues du milieu avec son violon électrique, et mêle du stoner, du sludge-doom et du metal avec des mélodies expérimentales. Le tout confère une ambiance sombre, presque comme de la « musique hantée ». 

Acclamé par la critique en 2013, l’album More Constant Than the Gods (Profound Lore) propulse le quintette au-devant de la scène. Les médias lui attribuent des notes excellentes, dont un 8,3/10 offert par Pitchfork et atteint la quatrième place dans le classement des 40 meilleurs albums sur Decibel Magazine
Il est toujours difficile pour un groupe de revenir à la hauteur après un tel succès, mais SubRosa a su relever le défi avec le nouveau For This We Fought the Battle of Ages, publié le 25 août dernier.
Cet album est composé de 6 pépites, qui piochent dans tous les styles précédemment cités : stoner, doom, metal, mélodies expérimentales penchant vers le folk… 

Despair is a Siren, première piste de l’album, est introduite par une ligne de basse, rejointe par une envolée de guitares. Quand les instruments se calment un peu, ils laissent place au chant et au violon qui magnifie ce premier quart d’heure d’excellence. Entre reprises et pauses musicales, SubRosa nous tient en haleine, un peu comme si l’on découvrait un nouveau lieu sombre, hanté peut-être. Et ceci n’est pas qu’une impression puisque la bande s’est inspirée du vieux roman de science-fiction We de Yevgeny Zamyatin, L’histoire est d’abord publiée en anglais pour la première fois en 1924, puis en français en 1929, dont son titre est traduit par Nous Autres
Le tout se veut démonstratif du talent et des capacités du quintette, même si on n’en doutait pas après ses quelques années de carrière !

Il Cappio, très courte chanson entièrement chantée en italien, ferait presque figure d’interlude. On replonge immédiatement dans un univers plus sombre avec Killing Rapture, porté par des guitares bien grasses et heavy, agrémentées de ce violon qui donne à l’ensemble une atmosphère plus intense.  
La superbe note finale appartient à Troubled Cells : les voix de chacune des chanteuses sur cette instrumentale m’impressionne et me donne envie de rejouer l’album !

Étant de plus en plus fan de ces styles musicaux que sont le doom et le stoner, je me dois de vous recommander SubRosa. Les voix féminines apportent une autre dimension au genre, le violon est clairement un plus non négligeable dans la construction des parties instrumentales et donne un son plus folk à certaines chansons, plus soutenu à d’autres.

subrosa band


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