Chronique : Mobius – The Line

mobius the line album


Nous sommes le 10 octobre, et aujourd’hui sort le premier album du groupe réunionnais et lyonnais Mobius, groupe découvert au Headbang Contest de 2015, à la MJC Ô’Totem de Lyon. 
Quintette de modern progressive metal, la formation puise ses influences dans plusieurs styles et groupes, ce qui rend leur musique si riche : on peut donc principalement citer du metal, mais aussi beaucoup de jazz, du maloya (musique réunionnaise), et musiques du monde. Pour les groupes : Opeth, Symphony X, Periphery, TesseracT… entre autres !
D’abord formé sur l’île de La Réunion par Adrien (batterie), Anton (guitare) et Guillaume (claviers), le groupe est rejoint par Heli, chanteuse originaire de la métropole.
L’artwork de l’album a été réalisé par Above Chaos et les titres ont été entièrement autoproduits avec Raphaël James, ingénieur son, qui a les a également arrangé jusqu’au mixage.

L’album s’ouvre sur Cosmopolis, un mot doté d’une forte connotation. Le thème abordé sur ce morceau parle de pression sociale, du fait de se transformer pour plaire à notre entourage.
D’un point de vue vocal, ce morceau est très « lyrique » : la voix de Heli n’a rien à voir avec celles que l’on entend souvent dans d’autres groupes à chant féminin. D’un chant lyrique à des notes plus graves, comme sur Dark Fates, la chanteuse montre ses diverses et prometteuses capacités. 
Le combo guitare/clavier prend une dimension très intéressante également, avec en fond la batterie sauvage d’Adrien. Le premier de ces huit pistes promet quelque chose de fou !

Sur Rising Mind, Heli libère un peu plus sa voix, tout en y ajoutant des effets, et cela donne des moments très intenses et heavy à la fois, à d’autres plus légers au piano. 
Dans un style musical comme celui dans lequel évolue Mobius, il n’est pas évident de trouver une place de choix pour un piano, mais on trouve quelques passages dans Evasion, Mist of Illusions, qui donnent une dimension intense supplémentaire à la chanson. 

La longueur des titres donne la possibilité au groupe de s’exprimer, sans qu’aucun moment ne s’essouffle. C’est comme être constamment sur le qui-vive, sans laisser une seule seconde, une seule note nous échapper. 
La force que l’on retrouve dans les paroles de ces chansons permettent à l’auditeur de se retrouver dans les situations qu’elles évoquent : l’abandon, les secrets, le traumatisme lié à la violence… On peut se projeter dans chaque histoire, et ainsi trouver l’impulsion nécessaire pour s’en sortir.

Musicalement, Mobius a énormément de potentiel et en dévoile une grosse partie sur ce premier album. S’appropriant plusieurs styles musicaux, le groupe s’approprie un peu de pop/punk, par les choeurs et l’énergie de certains passages d’Evasion, à un style plus électronique, sur les quelques secondes d’intro de The Heresiarch, le morceau qui démarre en fondu avec l’interlude et redonne ainsi un coup de fouet pour cette deuxième partie de l’album, ou encore un passage de Bursting Chaos.

mobius french band

De gauche à droite : Xavier Pompon, Guillaume Deveaux, Héli Andrea et Adrien Brune


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