Interview : Spitfire

spitfire french band


 

Quelle vision avez-vous de votre groupe ?
Nous nous voyons comme un groupe de heavy metal aux influences diverses, s’inspirant des groupes des années 80 et des formations modernes. Une sorte de mélange entre la puissance des années 2000 et le groove des eighties.

Vos principales influences ?
Nos influences sont diverses, et nos façons de travailler le sont aussi. Axel est très doué pour trouver de bons riffs, que les guitares viennent agrémenter par la suite. A la batterie, Nico n’a besoin de personne pour placer la bonne rythmique au bon endroit, ce qui est un sacré avantage ! Les paroles sont essentiellement écrites par Alban, mais les thèmes sont abordés en commun.

Quels ont été les événements et les rencontres les plus importantes depuis vos débuts ?
Plusieurs concerts nous ont permis de passer un cap et nous ont boostés. Au vu de la réaction du public et des retours encourageants, chacun de ces concerts marquait une étape dans la progression du groupe. On retient plus particulièrement la finale du Headbang Contest à la MJC Ô Totem en avril 2015, puis les dates au Ninkasi Kao et récemment au Transbordeur en 2016.

Vous avez sorti votre EP, Take Off, en juin dernier.
Quelques mois après sa sortie, quels retours en avez-vous ?
Ça fait maintenant 3 mois qu’on a sorti Take Off ; les retours sont unanimement positifs, même si tout le monde ne retient pas la même chose. Ainsi, les musiciens ont retenu la qualité du son, quand le public plus large a surtout accroché à la qualité des compositions. On a constaté que des titres comme Berserker’s Rage et Heavy Metal avaient particulièrement été appréciés par les personnes qui n’ont pas l’habitude d’écouter du metal, tandis que les passionnés ont davantage retenu Lords of the Sky, I Don’t Give a Fuck et The Flag of Wrath. Finalement, chaque titre trouve sa place sur l’album et malgré leurs différences, on y retrouve toujours l’empreinte de Spitfire : l’énergie, l’efficacité et le côté fédérateur.

Qu’attendez-vous pour la suite ?
Désormais, on a hâte de le défendre sur scène, mais également de s’en servir comme d’une base, dans le but de produire des morceaux plus aboutis, en étant plus exigeants avec nous-mêmes, et gardant l’approbation de notre public.

Cet EP vous a-il offert des opportunités ?
Comme nous l’avons dit, l’EP a été très bien accueilli, et nous avons déjà pu nous en servir pour discuter avec différentes personnes. Certains de ces échanges n’ont pas abouti, mais d’autres ont été plus concluants. Les discussions se poursuivent ; notre public et nous-mêmes devons être patients, car il s’agit d’un processus qui prend du temps.

Des anecdotes de vie en studio et/ou en tournée à me raconter ?
Il y a eu énormément de choses insolites dans le groupe en deux ans d’existence « officielle » ! Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer les loisirs auxquels s’adonne à ses heures perdues Romi Maillot, qui a enregistré notre EP… Mais nous avons bien rigolé à de multiples reprises, généralement autour d’une bière, en critiquant les goûts musicaux des uns et des autres, ou en disant du mal d’artistes connus qui ne nous impressionnent pas… Salut à toi Lars Ulrich !!

Votre souvenir le plus marquant de tournée ?
Notre première grande scène, à la MJC de Rilllieux, a marqué une étape importante dans la vie du groupe, et ce à plusieurs niveaux. Mais le concert que nous avons donné au Ninkasi était l’un des plus aboutis, grâce notamment à la participation du public. Enfin, impossible de passer à côté du Transbordeur. C’est un énorme kiff que de jouer dans cette salle, ce sont des moments indescriptibes.

En 2015, vous avez fait partie de l’affiche du Headbang Contest à Lyon.
Et on était très bons ! C’est à Rilllieux qu’on a pleinement réalisé le potentiel qui était le nôtre. Ce soir-là, de nombreux groupes de qualité étaient présents, ce qui nous a permis de nous jauger. Et nous avons reçu de nombreux commentaires émanant des autres musiciens sur la qualité de notre prestation. Quand tu es un musicien, et a fortiori dans une soirée où il y a de l’enjeu et que tu reçois les compliments de tes « concurrents », il y a de quoi être fier. Mais on a jamais perdu de vue la marge de progression qui était la nôtre, on a toujours gardé les pieds sur terre. Il est important de toujours se remettre en question. Le Headbang Contest était une bonne prestation, mais nous avons travaillé et fait beaucoup mieux depuis.

Quel regard portez-vous sur l’actualité musicale aujourd’hui ? 
C’est un sujet sur lequel on pourrait discuter des jours entiers sans même parvenir à gratter la surface. Il y a tant de choses à dire… Il y a le regard que l’on porte en tant que fans, concernant la place du metal dans les médias français, bien trop faible par rapport au public présent, ou le manque d’audace dans les nouvelles productions au niveau mondial dans la musique populaire, le fait que les majors se gavent, bref, les consensus habituels. Et il y a aussi le regard qu’on porte en tant que musiciens, sur les coulisses de l’industrie, sur ce qu’il faut faire pour réussir, mais on n’y accorde pas plus d’importance que ça pour le moment. On est concentrés sur notre musique, il n’y a que ça qui nous intéresse aujourd’hui.

Quel(s) artiste(s) voudriez-vous voir en live, un jour ?
Certains d’entre nous (les plus vieux) diraient sans doute Freddie Mercury et Ronnie James Dio ! En termes de passion, difficile de faire mieux que ces deux-là. En dehors des disparus, on a tous eu la chance de faire beaucoup de concerts et de voir la majorité de nos héros musicaux. Mais je pense qu’on aimerait surtout voir le groupe qui réussira à faire consensus chez nous, et que tous les membres kifferont ! Et ça par contre, on a pas encore trouvé…

Si vous ne pouviez collaborer qu’avec un seul artiste dans toute votre carrière, qui choisiriez-vous ?
Dans la continuité de ce qui s’est dit précédemment, difficile de trouver un artiste qui plaise à tout le monde. Certains considèrent Steve Harris comme un dieu, d’autres jurent allégeance à Eddie Van Halen ou James Labrie ; tous sont d’immenses créateurs dans leurs registres respectifs, mais aucun ne rassemble complètement les membres de Spitfire !

Le meilleur album de votre collection ? Le pire ?
C’est tellement difficile d’avoir un avis commun dans Spitfire que la simple idée de choisir le meilleur album jamais sorti ne nous est même jamais venue à l’esprit ! Dans les classiques du groupe, on retrouve quand même The Wrong Side of Heaven de Five Finger Death Punch, Master of Puppets de Metallica, The Art of War de Sabaton, et d’autres éléments tout aussi variés ! Même si tout le monde a un petit faible pour Take Off, notre EP, bien évidemment… au rang des pires albums, le choix est sans doute encore plus dur, puisque les albums qui sont détestés par les uns sont adorés par les autres !

Les 5 morceaux que vous écoutez le plus en ce moment.
Du coup ça en ferait 25 ! Mais quelques morceaux arrivent quand même à tourner plus régulièrement que d’autres. C’est le cas de Again and Again de Rise of the Northstar, To Hell and Back de Sabaton, Mamma Said Knock You Out de Five Finger Death Punch, Nightmare de Avenged Sevenfold, ou un bon vieux One Step Closer de Linkin Park.

Vos récents coups de coeur musicaux.
On a énormément parlé de Rise of the Northstar, qui est un groupe parisien débordant de pêche. Entendre Welcame, leur premier album, fait beaucoup de bien aux oreilles quand on est fan de groupes de metal français. On a également un petit coup de cœur pour RAB ; on est très heureux de voir leur progression régulière.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, on ne sera toujours pas d’accord sur nos influences respectives, on continuera de s’envoyer des vannes sur le sujet, mais on sera toujours à fond dans cette merveilleuse musique qu’est le metal ! Après, comme nous l’avons déjà dit, Spitfire ne regarde pas à de telles échéances. On se concentre sur ce qu’on doit faire aujourd’hui, on continue de progresser et de chercher à aller toujours un petit peu plus loin. C’est notre philosophie.

Si vous deviez vous définir en seulement quelques mots ?
Heavy, thrash, death, power, pagan, prog. Ce sont toutes nos différentes influences!
Ah, et bien évidemment, “The Rage!!”, « Heed the Call !! » et « We – Are – Spit – Fiiiiire !!! »

What’s next ?
Avec Take Off, nous allons essayer de passer un palier au niveau des concerts que nous donnons. Nous cherchons à jouer plus grand. C’est dans ce sens que nous étudions les différentes possibilités qui s’offrent à nous aujourd’hui. Nous allons retourner au Ninkasi Kao en 2017 ; les dates restent à être établies. Nous discutons également des différentes possibilités de jouer sur Paris. Nous ne perdons également pas de vue que nous devons donner une suite à Take Off, au moins quelques titres. Il y aura donc du Spitfire au menu dans les semaines à venir, comptez là-dessus !


Retrouvez la chronique de l’EP Take Off sur One Standing

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