of mice and men defy rise records 2018Ou l’album de la renaissance. Depuis le départ d’Austin Carlile fin 2016, les musiciens ont planché sur leur cinquième album sans commenter les allégations sur la raison du split avec leur ancien frontman.

L’album de la renaissance, donc. Un renouveau qui a poussé le désormais quatuor à réorganiser leur processus créatif tout en gardant ce metalcore qu’on leur connaît. Comme l’explique Aaron Paul, le chanteur principal, les seules choses qui ont changé sont le fait qu’Austin n’écrive plus avec lui, évidemment, mais également sa place sur scène.


J’ai poncé et re-poncé Restoring Force et Restoring Force : Full Circle (2014) pendant plusieurs mois (années) après sa sortie, avant de réellement découvrir Of Mice & Men en mai 2017, lors de leur concert au Longlive Rockfest. À ce moment-là, seuls Back To Me et Unbreakable sont disponibles à l’écoute, deux « smash hits » qui ont fait parler toute leur puissance ce soir-là.
Quelques semaines plus tard, un troisième morceau bien plus heavy fait son apparition sur la toile : Warzone. Suivant ma volonté de ne pas me « spoiler » davantage le reste des morceaux, je n’écouterai pas ni Defy, ni Money, les deux singles suivants.

L’album fait dès lors partie de mes plus grandes attentes pour 2018, et je n’aurais heureusement que peu de temps à attendre avant d’avoir le plaisir de l’écouter entièrement.
Effectivement, disponible dès le 19 janvier, Defy (Rise Records) offre de superbes morceaux agrémentés des riffs mêlés à des lignes de scream/chant que l’on n’espérait pas, et d’autres surprises…

Je dois avouer que j’étais plutôt dubitative sur un nouvel opus du groupe, après la déception qu’a été Cold World (2016). Malgré le potentiel de Pain, le single extrait, cet épisode m’a laissée sur ma faim et sur une note plutôt négative.
Même si Aaron assure ne pas prêter attention aux réactions à la sortie de chaque album, il est probable que le travail autour de Defy ait fait se recentrer le groupe sur un style metalcore plus varié dans les mélodies tout en restant fidèle aux sonorités des débuts.
Le titre Forever YDG’n, onzième piste de l’album, peut témoigner de cette rétrospective à travers deux clins d’oeil : à Ydg, première plage de leur album éponyme (2010), et à Still Ydg’n, extraite de The Flood (2011).

alan ashby of mice and men longlive rockfest 2017


Entre mélodies douces, mélancoliques, et riffs massifs, explosifs, le groupe trouve encore le moyen de nous surprendre avec une reprise de… Pink Floyd. Le risque était grand, mais Money version hardcore/metalcore, c’est validé, et si ça peut pousser quelques fans à s’intéresser à ce groupe mythique, alors c’est d’autant plus beau.

Cela aurait pu être la seule surprise de l’album mais les américains en ont encore une en stock, bien plus significative, avec If We Were Ghosts, la dernière piste et seule balade de l’album. Oui, vous avez bien lu, une balade sur Defy, rempli d’hymnes et d’appels aux circle pits, aux slams…
En écoutant les paroles plus attentivement, et après quelques recherches sur Internet, il s’avère qu’elle est inspirée de la mort de Chester Bennington du groupe Linkin Park, avec lequel Of Mice & Men a eu la chance de partir en tournée en 2014.
Une chanson poignante dont la métaphore autour du fantôme symbolise de devoir attendre avant de « passer de l’autre côté » pour pouvoir se retrouver presque comme avant. Le « goodbye » répétitif de la fin nous suggère qu’aucun d’eux n’a eu le temps de faire ses adieux à Chester. Au fond, avons-nous vraiment le temps lorsque ce genre de nouvelle tombe comme un coup de massue ?

Pour en venir aux autres chansons de l’album, moins bouleversantes, mais plus vigoureuses, celles qui me viennent à l’esprit sont Instincts, Warzone, et Forever YDG’n, dont je vous parlais plus haut.
Ces deux dernières comportent les screams les plus puissants, toutes chansons confondues. Instincts démarre juste après Defy, en deuxième plage donc, et pose ce qui, selon moi, a changé au sein du groupe : la prise de liberté et ce goût du risque croissants.
Même s’ils ont prouvé leur excellence dans ce style, les musiciens ont encore des choses intéressantes à offrir, et cette chanson en est un parfait exemple. Les lignes de guitare solo et rythmique mêlées à la batterie offrent un background instrumental parfait pour ces parties de voix claire qui restent en tête. Le tout en deviendrait grisant !
Dans le même registre, Sunflower mérite également d’être mentionnée.

Je ne pourrais spécifier de gros coups de coeur car chaque morceau trouve sa place, dans un ordre plus ou moins strict, mais si je devais n’en garder qu’une seule, ce serait On The Inside.


               

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