sleave don't expect anything engineer records

J’en avais rapidement parlé il y a quelques semaines quand ils ont annoncé leur premier album. Sleave a sorti Don’t Expect Anything (Engineer Records) la semaine dernière et c’est une mine d’or. Entre balades, rythmes punk rock endiablés et palette vocale variée, le quatuor américain nous offre une galette aux mille couleurs.

J’éprouve souvent le besoin de découvrir de nouvelles formations pour me rendre compte de la multitude de styles et d’artistes, et Sleave m’a surprise !

Chronique

Tout commence avec All This Time et une intro à la guitare, rejointe ensuite par l’ensemble des musiciens. La voix ressemble à celle de Tom Smith (Editors), et le mélange, s’il est d’abord déroutant, devient intéressant, puis excellent. Cette chanson appose sa fraîcheur au disque. On ressent tout de suite que ce groupe détient tout le potentiel nécessaire pour renouveler la scène alternative / punk rock.

Entre chant et scream, Cataracts nous fait plonger dans l’univers de Sleave de plus belle. Du moins, dans l’une des facettes de leur univers… Ce titre se rapproche du punk hardcore / emo, portée par une basse percutante et des variétés dans le chant.

Swept, l’un des singles ayant fait l’objet d’un clip, me rappelle le style emo des années 90. Il se différencie de Cataracts par un rendu plus accessible. Chacune des voix, scream et chant, apporte quelque chose. Couplées à la mélodie rapide, puis lente, elles donnent du relief au résultat. Swept est digne de figurer parmi les titres les plus marquants du punk rock. Le pont et les choeurs de la dernière minute sont sublimes.

Suite

Vient ensuite Engine, qui se trouve à l’opposé de la chanson précédente. Celle-ci me fait penser à un style entre punk et indie, à la Gaslight Anthem. La force de Sleave est de dégainer un style punk rock au beau milieu d’une chanson, quand on ne s’y attend pas. Leur jeunesse permet à cet opus de se développer et de faire s’extraire des perles rares.

Homebound, l’une des plus énergiques, assène un nouveau coup de fouet à l’ensemble. Faite pour les moshers, elle contraste avec la suivante, Check Myself. Au niveau du rythme ou des paroles, elle possède une forte intensité et décuple les sensations de tout amateur de punk, indie ou emo. Tout au long du morceau, les répétitions « it’s repeated », « another daily chore » et « is it over ? » dénotent la pénibilité de la routine. La mélodie à la guitare puis le rythme de batterie sont comme saccadés pour symboliser cette notion de répétition, voire d’aliénation.

Sur Funeral, le chant est assuré par un duo masculin / féminin. La balade indie rock inspire une touche de légèreté puis se termine sur une jolie mélodie à la guitare. Plus catchy dès les premières secondes, puis dans les refrains, Better Abettor reprend les codes de la balade dans les couplets. La fin lui permet de redémarrer en trombe avec un scream hardcore, avant de se terminer par une guitare énergique.

Charlton sonne comme les premières pistes de l’album : Cataracts, All This Time… C’est dans le pont, sur les dernières secondes, que la chanson dévoile toute sa puissance. Je dirais que c’est un point négatif qui figure dans plusieurs chansons de Sleave. Même si je l’ai écoutée et réécoutée, j’aurais adoré entendre quelques secondes de plus cette outro.

Fin

On reste dans le punk pur et dur avec Drinkin’, qui ouvre un peu plus les portes de l’univers de Sleave. Dès l’intro, on ressent cette vitalité qui a été la marque des plus grands, aujourd’hui incontournables, ou des plus jeunes. Je pense à des formations comme Blink-182 ou State Champs, pour rester dans le style pop punk / punk rock.

C’est grâce à la participation des fans que l’on peut entendre cette intro de Sam’s Song. L’avant-dernière piste donne aux musiciens tout le loisir de faire s’exprimer leurs instruments. Pendant plus de 6 minutes, le groupe explose musicalement. C’est sans doute ma préférée car elle est musicalement très belle à écouter. La fin, comme la plupart des morceaux précédents, est brutale, presque inattendue.

Don’t Expect Anything se termine avec Expect The World. Plus lent, doté d’un chant plus posé, la conclusion se fait douce. Le rythme reprend plus d’ampleur dans les refrains, et se repose dans les couplets.

Bilan

J’ai beaucoup aimé découvrir ce groupe et écouter cet album. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’adore tenir mon webzine : les e-mails promos ont beau arriver par dizaines quelques jours, on peut y trouver des pépites. Sleave en fait partie. Le seul point négatif que je relève concerne la fin de certaines chansons. Selon moi, la musique n’a pas le temps de se développer et, à cause de cela, je n’atteins pas ce degré de plénitude. Néanmoins, cela laisse au groupe un axe de progression et j’espère que je serai encore plus satisfaite que je le suis aujourd’hui.

Evidemment, je ne peux que vous recommander une nouvelle fois d’écouter l’album que je vous présente aujourd’hui. Amateurs de punk rock, d’indie rock, d’emo grunge, de hardcore… d’autant de styles que vous voulez, c’est pour vous ! Sleave a cette capacité de mêler tellement de genres que je me sens incapable de tous les lister. Je vous invite donc à vous faire votre propre idée.

RIYL : The Gaslight Anthem, The Loved Ones, Locket

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