While She Sleeps so what? artwork sleeps brothers spinefarm recordsContexte

Lorsque les premiers trailers ont commencé à apparaître sur Internet, j’ai été très surprise. Je ne m’attendais pas à un retour si rapide. En effet, début juin, While She Sleeps annonce se consacrer à l’écriture de leur nouvel album. Suit une multitude de teasers originaux et tout aussi énigmatiques. Cela nous conduit au 1er mars 2019, date de sortie de SO WHAT?, quatrième album des British.

La phase « You Are We » est considérée comme la montée en puissance du groupe. Ce troisième album a marqué les esprits amateurs de metalcore et a fait entamer une légère déviation au son de WSS. Cependant, on leur reconnaît toujours ces riffs « made in metalcore » et leurs refrains « sing-alongs ». Les thèmes abordés sur SO WHAT? font suite à ceux traités sur You Are We. Le quatrième opus est un long commentaire sur la désillusion et les fractures constatées dans notre société.

En témoigne le documentaire précédant la sortie de SO WHAT?, il a été très difficile pour le quintette de se réunir et travailler. Aaran s’est marié aux USA, Loz a subi une troisième opération des cordes vocales, et Mat s’est fait retirer l’appendicite… Je vous conseille fortement de le regarder : il dure 40 minutes, soit la longueur moyenne d’un épisode de série, donc pas d’excuse. 

J’aurais pu transformer mon article Tracks en Chronique, mais l’objectif n’est pas tout à fait le même. Promis, j’essaierai de ne pas me répéter.

« Nobody gets left behind »

SO WHAT? reprend la même recette de base qui fait le succès de While She Sleeps. Les artistes y ont ajouté des doses de punk, de nu-metal, et même d’electro. En soutien à Loz, Sean, Mat et Aaron ont repris leur place aux backing vocals. Certains morceaux font également appel aux services d’une chorale d’une dizaine de personnes.

L’album s’ouvre sur ANTI-SOCIAL, premier single extrait qui dénonce les malaises directement liés à notre époque et ses travers. I’VE SEEN IT ALL livre les premières touches électroniques, de même que les arrangements sur les guitares. INSPIRE reste dans la même veine, entre refrains chantés avec les backing vocals et un esprit dubstep qui rythme la chanson. La fin, dès 2:59, marque toute son importance et réveille les « choeurs » qu’on connaît si bien à WSS.

C’est THE GUILTY PARTY qui, selon moi, matérialise l’évolution du style musical du groupe. Cette chanson est vraiment ce que j’aime écouter : clavier, choeurs, riffs frénétiques et screams acharnés. On retrouve un équilibre parfait entre electro et melodic metalcore. C’est un sans-faute et ma chanson préférée parmi les onze pistes. 

Vient ensuite HAUNT ME, un autre extrait que j’ai adoré dès sa publication. C’est un morceau qui aurait très bien se trouver sur You Are We, mais l’enchaînement avec THE GUILTY PARTY est un passage incontournable de l’album. Les deux sont relativement semblables dans l’utilisation des instruments, des choeurs, du scream… mais l’alternance entre les rythmes lents et rapides lui apporte un certain relief. 

« Enough is enough »

Le documentaire dont je parlais plus haut fait état des prouesses d’Adam Savage à la batterie. Ses passages sont percutants, toujours justes, et c’est impressionnant d’être témoin de cette évolution en tant que fan. De même, Loz prouve ses talents de screamer, mais aussi de chanteur. Les opérations sur ses cordes vocales lui ont donné une telle maîtrise de sa voix que les paroles font d’autant plus écho dans leur manière d’être dites, chantées, criées. En opposition, il y a cette chorale qui captive et redit les messages en apportant une note légère et intense à la fois. 

ELEPHANT illustre largement cette capacité à relayer chant clair et scream. L’agressivité de ce titre en fait sans doute le plus heavy de l’album. L’intro de SET YOU FREE détonne avec cette ardeur, et celle-ci revient avec plus de réserve avec cette ligne de guitare… pour reprendre sa place légitime aussi rapidement qu’elle s’est évaporée. 

BACK OF MY MIND est mon second coup de coeur de l’album. Et non, ce n’est pas parce que c’est un feat. avec Griffin Dickinson (chanteur de SHVPES). Sur son court passage, il révèle son talent pour les styles rap et scream. Puis l’ensemble instrumental reprend de plus belle et apporte un poids plus important encore qu’au début.

SO WHAT? regorge de pépites et confirme le respect que l’on doit au groupe pour se challenger. Changement de direction, savant mélange de différents genres musicaux, While She Sleeps a su se réinventer tout en gardant le procédé basique comme ligne directrice. Ils le disent eux-mêmes : la conception de l’album n’a pas été facile, mais ces quelques morceaux ont de quoi les rendre fiers de leur travail. 

Le groupe sera de retour au Transbordeur de Lyon le 2 juillet en première partie de Trivium. Lien de l’événement.

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