La reprise des concerts s’est faite dans la douceur des screams et la bienveillance des mosh pits ce 22 janvier. Pour cette première date de l’année, Sounds Like Hell Productions recevait Polaris, Beartooth et Architects au Transbordeur de Lyon. Un énorme merci à elles pour l’organisation de ce concert, ainsi qu’aux équipes de la salle, aux crews des groupes et au public venu en nombre ce soir-là. 

Polaris

Frôlant les planches du Transbordeur pour la première fois, les australiens de Polaris se mettent les lyonnais dans la poche dès les premières notes de The Remedy. La setlist, exclusivement empruntée à leur album The Mortal Coil (Sharptone Records), captive et maintient une très bonne ambiance qui ne retombera pas avant la fin. J’ai eu la chance de les voir à l’oeuvre au Cathouse de Glasgow en mai dernier, et la bande n’avait pas fait dans la finesse (dans le bon sens du terme, convenons-en!).

Point négatif (personnel) : j’ai vraiment pas assuré côté photos sur leur passage. Heureusement que celles du Cathouse peuvent rattraper le coup.

Beartooth

Beartooth prennent la suite et parviennent, en quelques minutes, à me faire oublier cette première (mauvaise) impression laissée lors de leur passage au CCO en 2016. Je n’avais pas accroché pour x raison mais, ce soir, c’est comme un nouveau groupe qui se présente à moi. La vitalité et l’aisance scénique dont font preuve les américains sont transcendantes. 

Je dois dire que Disease ne m’a pas emballée plus que ça, mais je pense que je le réécouterai en considérant leur sans faute de cette soirée. En tous cas, je suis contente d’avoir aimé leur prestation et de ne pas être restée sur un mauvais souvenir. 

Architects

Quelques instants après, Architects entre en scène avec l’une des meilleures chansons de Holy Hell : Death is not Defeat. Cette chanson est la première qui ait autant résonné à mes oreilles et dans laquelle ma vie, à cette période, ait trouvé sens. Dès les premières secondes, mes larmes sont montées… et puis je me suis souvenu que l’on avait seulement 1 morceau et demi pour shooter. Short oui, mais challenging, c’est clair !

Le groupe emmène les spectateurs dans son monde : émotions, intensité, profondeur et force dans l’interprétation de ses meilleurs morceaux. Holy Hell marque un tournant dans sa carrière et lui permet d’avancer, d’évoluer. Plus de deux ans après le décès de Tom Searle, force est de constater que son esprit a marqué ce retour. Supervisé par Dan Searle, son frère, le projet a permis une certaine cohésion, un rapprochement au sein du groupe.

La scénographie est impressionnante, et encore, c’est peu dire. Je crois même que le groupe a kidnappé l’ingénieur lights de Meshuggah. Entre pyrotechnie et lasers, nous sommes servis ! L’écran en fond est en mouvement constant et nous donne à voir les meilleurs artworks du groupe depuis Lost Forever // Lost Together. Architects retourne même quelques années en arrière en jouant These Colours Don’t Run. 

Le groupe finira en rappel sur le trio Memento Mori, Gone With the Wind et Doomsday. Rien de mieux !

C’est la cinquième fois que je voyais Architects, près d’un an après leur concert à l’Alexandra Palace. Ce sentiment est toujours indescriptible, mais immense. Après ces dernières semaines éprouvantes, ce concert m’a fait énormément de bien. J’ai adoré revoir certaines personnes aussi, elles se reconnaîtront…

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