SHVPES one man army single spinefarm records

SHVPES fait partie des formations à suivre de près tellement leur évolution est intéressante et efficace. Et non, je ne parle pas de la barbe de Harry qui a pris quelques centimètres. Je vais plutôt vous parler de leur nouveau single, One Man Army. La chanson est officiellement sortie lundi et a été diffusé pour la première fois dimanche, dans l’émission de Dan Carter sur BBC Radio 1.

Dès la première écoute, j’ai directement accroché à ce style rap et cet esprit « rap gang » des choeurs. Le chant de Griffin Dickinson y est pour beaucoup car c’est lui, en grande partie, qui guide le style de la musique. Le scream, les riffs et la batterie sont percutants et recentrent l’ensemble sur la base metal de SHVPES. Ensuite, notamment dans l’intro, les couplets et le pont, le chanteur y va en freestyle. Cette façon qu’il a de cracher les mots tout en valorisant des thèmes aussi complexes que la santé mentale est géniale.

Les paroles

One Man Army parle de ces gens qui vivent leur vie dans une constante incertitude de leurs actes et en eux-mêmes, mais qui continuent de marcher car persiste cette lueur de confiance. Quand on ne sait plus où l’on en est et que le sort s’acharne, il faut persévérer et éviter de penser que l’on enfonce des portes ouvertes. Les paroles parlent d’espoir et de placer toute son énergie dans un projet, en espérant qu’un jour, cela porte ses fruits. Cependant, il faut faire la distinction entre confiance en soi et doute. Cette faim pour la perfection peut nous bouffer et nous pousser à sans cesse nous comparer aux autres.

Dans l’intro, on relève l’expression « a swing and a miss » qui signifie d’une blague qu’elle est incomprise, voire de mauvais goût. Dans le vers d’après, GG Allin est mentionné. À savoir qu’il était un chanteur très controversé par ses performances scéniques. Beaucoup se souviennent de lui uniquement pour celles-ci, d’ailleurs… Sachez juste que chanter nu faisait partie de ses habitudes, mais ça n’était même pas le pire. Le boug est mort en juin 1993 d’une overdose.

Le clip

La vidéo est filmée en noir et blanc et le rouge est parsemé ça et là selon les plans et les détails. Le protagoniste se retrouve à chaque fois en mauvaise posture et la situation dégénère jusqu’au pire. Les plans sur sa routine matinale se répètent plusieurs fois et me font penser qu’en s’obstinant, il arrivera à se soustraire à son destin fatal.

L’autre plan concerne le quintette filmé en train de jouer leur morceau dans une sorte de terrain vague. On y voit un scooter défoncé, beaucoup de fumée et de la lumière rouge. Je ne sais pas si cela est lié à une éventuelle nouvelle identité visuelle, mais l’attrait relativement soudain pour cette couleur remonte à juin. En effet, c’est à cette période qu’ils annoncent deux gros concerts à Londres et Birmingham avec un poster noir et blanc parsemé d’écritures rouges. Il en va de même pour ce clip et l’artwork du single.

Je suis une grande fan de SHVPES donc je ne sais pas si j’arriverai un jour à les critiquer de façon négative. Néanmoins, si ce jour n’arrive jamais, tant mieux.

RIYL : While She Sleeps, Chapter & Verse, Cane Hill

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